LA LIBRE BELGIQUE

Les sans-papiers s'invitent à la Fête du 1er mai à Bruxelles

BELGA

Mis en ligne le 01/05/2009

Les festivités du 1er mai place Rouppe, à Bruxelles, ont rencontré vendredi après-midi un franc succès. Quatre cents personnes ont profité de l'événement pour réclamer la régularisation des sans-papiers.

 

Comme chaque année, diverses associations étaient présentes sur le site, dont le CNCD qui y a lancé sa campagne en faveur d'un travail décent. L'ambiance, festive, était rythmée depuis 16H00 par des concerts gratuits. Le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly partage cette année l'affiche avec la chanteuse française Clarika et le musicien belge Tuur Florizoone.

C'est la quatrième fois que la FGTB, les mutualités socialistes et la ville de Bruxelles s'associent pour organiser ensemble ces festivités.

Sur le coup de 16h00, un cortège de quelque 400 manifestants réclamant la régularisation et un droit au travail décent pour les sans-papiers a rejoint la place Rouppe.

Ceux-ci étaient partis en début d'après-midi du boulevard Simon Bolivar, à Schaerbeek, non loin du bâtiment de l'Office des étrangers.

Membres de différents comités de soutien aux sans-papiers créés dans différentes universités et hautes écoles francophones, les manifestants entendaient dénoncer la situation de "semi-esclavagisme" des travailleurs sans-papiers qui vivent dans la crainte permanente d'une expulsion. Plusieurs grévistes de la faim ont participé à la manifestation. Cinq d'entre eux ont dû être emmenés en ambulance à l'hôpital Saint-Jean à Bruxelles, et un sixième vers l'hôpital de Brugmann.

Les manifestants ont à nouveau dénoncé l'attitude "hypocrite" du gouvernement belge, qui a promis une circulaire de régularisation des sans-papiers sans apporter de résultat, ont-ils souligné.

Ceux-ci ont par ailleurs appelé les travailleurs et les organisations syndicales à marquer leur solidarité avec les sans-papiers. "C'est unis et non divisés que les travailleurs de ce pays ont acquis leurs droits. Défendre les plus faibles n'est-il pas le moyen le plus efficace de nous défendre tous? " ont-ils notamment lancés. "Je suis ici pour réclamer des papiers mais surtout pour trouver une dignité. Le travail serait synonyme pour moi de liberté. J'ai suivi durant quinze mois une formation de soudeur à Charleroi. Mais depuis, je suis menacé d'expulsion et je ne trouve pas de travail. Mais quand je vois la mobilisation d'aujourd'hui, je garde espoir" a confié un occupant sans-papiers de l'Université catholique de Louvain-la-Neuve.

Plus tôt dans l'après-midi, une soixantaine de manifestants d'extrême gauche avait également rallié la place Rouppe pour appeler à une "grève généralisée des travailleurs et la séquestration des patrons".

Ces deux manifestations se sont déroulées sans incident.




LE SOIR


Les sans-papiers s’invitent à la Fête du 1er mai à Bruxelles

BELGA

vendredi 01 mai 2009, 19:42

Les festivités du 1er mai place Rouppe, à Bruxelles, ont rencontré vendredi après-midi un franc succès. Quatre cents personnes ont profité de l’événement pour réclamer la régularisation des sans-papiers.

Les sans-papiers s’invitent à la Fête du 1er mai à Bruxelles

Belga

Moureaux et le MOC affirment leur soutien aux sans-papiers

« En cette journée de solidarité, les sans papiers ont notre soutien contre une droite arrogante, pas loin de mener des rafles contre cette population », a affirmé vendredi, le président de la fédération bruxelloise du PS, Philippe Moureaux, en marge des discours prononcés à l’occasion de la Fête du Travail.

Le ténor socialiste bruxellois s’en est pris en particulier à la ministre Open VLD Annemie Turtelbaum, « dont le côté humain est quasi absent et qui ne veut pas appliquer l’accord de gouvernement que son parti avait pourtant signé ».

 La problématique des sans-papiers a par ailleurs figuré en première place dans la prise de parole de Thierry Jacques, président du Mouvement Ouvrier Chrétien, à l’occasion du rassemblement « Cyclo-solidaire » avec les pays du Sud, organisé vendredi durant toute la journée, à Berchem-Sainte-Agathe (Bruxelles).

Thierry Jacques a replacé la problématique des sans-papiers dans le contexte des flux de populations qui tentent de rejoindre l’Europe pour tenter de trouver une vie meilleure au péril de leur vie.

(Belga)

Comme chaque année, diverses associations étaient présentes sur le site, dont le CNCD qui y a lancé sa campagne en faveur d’un travail décent.

L’ambiance, festive, était rythmée depuis 16H00 par des concerts gratuits. Le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly partage cette année l’affiche avec la chanteuse française Clarika et le musicien belge Tuur Florizoone.

C’est la quatrième fois que la FGTB, les mutualités socialistes et la ville de Bruxelles s’associent pour organiser ensemble ces festivités.

Sur le coup de 16h00, un cortège de quelque 400 manifestants réclamant la régularisation et un droit au travail décent pour les sans-papiers a rejoint la place Rouppe. Ceux-ci étaient partis en début d’après-midi du boulevard Simon Bolivar, à Schaerbeek, non loin du bâtiment de l’Office des étrangers.

Membres de différents comités de soutien aux sans-papiers créés dans différentes universités et hautes écoles francophones, les manifestants entendaient dénoncer la situation de « semi-esclavagisme » des travailleurs sans-papiers qui vivent dans la crainte permanente d’une expulsion.

Plusieurs grévistes de la faim ont participé à la manifestation. Cinq d’entre eux ont dû être emmenés en ambulance à l’hôpital Saint-Jean à Bruxelles, et un sixième vers l’hôpital de Brugmann.

Les manifestants ont à nouveau dénoncé l’attitude « hypocrite » du gouvernement belge, qui a promis une circulaire de régularisation des sans-papiers sans apporter de résultat, ont-ils souligné. Ceux-ci ont par ailleurs appelé les travailleurs et les organisations syndicales à marquer leur solidarité avec les sans-papiers.

« C’est unis et non divisés que les travailleurs de ce pays ont acquis leurs droits. Défendre les plus faibles n’est-il pas le moyen le plus efficace de nous défendre tous ? « ont-ils notamment lancés.

« Je suis ici pour réclamer des papiers mais surtout pour trouver une dignité. Le travail serait synonyme pour moi de liberté. J’ai suivi durant quinze mois une formation de soudeur à Charleroi. Mais depuis, je suis menacé d’expulsion et je ne trouve pas de travail. Mais quand je vois la mobilisation d’aujourd’hui, je garde espoir » a confié un occupant sans-papiers de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve interrogé par Belga.

Plus tôt dans l’après-midi, une soixantaine de manifestants d’extrême gauche avait également rallié la place Rouppe pour appeler à une « grève généralisée des travailleurs et la séquestration des patrons ». Ces deux manifestations se sont déroulées sans incident.

(Belga)